Groupe Saint Exupéry - Le Mesnil Saint Denis

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Un petit coup d'oeil dans le rétroviseur

Mais qu'est-ce qui a bien pu pousser Charles Beck, Charly pour les intimes, à monter le 1er groupe de Scouts de France au Mesnil-Saint-Denis ? Son voisin ! Son voisin, qui lançait des nouveaux projets à tout-va, et à qui Charly racontait ses souvenirs de scout, dont sa participation au Jamboree de la Paix en 1947. Ni une, ni deux, nous retrouvons Charly en rendez-vous auprès des instances nationales, alors en plein recrutement de responsables de groupe un peu plus anciens, appelés « cadres verts »(comprenez par là, des responsables qui ne soient pas issus de la maîtrise, eux-mêmes issus des routiers, les compagnons de l'époque). Et voilà Charly qui sort de son rendez-vous avec une autorisation de lancer son groupe, lui qui était simplement venu chercher des renseignements...

La deux premières patrouilles, les Aigles et les Castors, dans l'une desquelles se trouvait un certain Jean-Michel Michenaud, voient donc le jour en cette fin d'année 1961. Première participation à la veillée de Noël, et première surprise : quelques jours après cette veillée, Charly voit arriver le curé de la paroisse, accompagné de M. Virloget, ancien scout, qui prit par la suite une part active dans le groupe, mais sans jamais entrer dans le mouvement, venus lui remettre un billet de 500 francs (anciens) pour aider à monter le groupe !

Assez rapidement, des divergences de vues sur le scoutisme vont apparaître avec son voisin, laissant ainsi Charly seul pour gérer le groupe, au moins jusqu'à ce que les plus âgés puissent devenir chef. Seul, pas totalement, puisque Charly bénéficia de l'aide et du soutien de sa femme, elle-même responsable de district des Guides de France, qui devint ainsi la 1ère chef d'un groupe scout en France. Il bénéficia également de l'appui du maire de l'époque, M. Bérurrier, que ce soit pour obtenir le premier local du groupe, dans une grange du centre bourg, ou par le biais de subventions, chose unique pour tout le département à l'époque. Pensez-vous, une association catholique recevoir des subsides de la collectivité laïque !

Le premier camp de la troupe aura lieu à Pâques 1963 à La Ferté Allais, et encadré par un membre de l'équipe nationale, suivi cet été-là par le premier « vrai » camp à Villemeux, dans l'Eure et Loir, pas loin de Dreux. L'objectif était de remettre un pont en état ; finalement, seule une rembarde fut refaite... Mais cette histoire de pont allait suivre le groupe : plusieurs camps eurent lieu dans l'Aveyron, à Bournac, près de Saint-Affrique, mais pour construire un pont cette fois. Il y est toujours, d'ailleurs, et a été baptisé « le pont Charly »... Des camps, il y en eu dans d'autres endroits, comme en Bretagne, par exemple, un camp regroupant filles et garçons, avec les guides, ou encore ce camp en Corse à l'été 1968, au lendemain des évènements de mai, toujours filles et garçons mélangés, et qui comptait, à peine six ans après la création du groupe, une centaine de personnes ! Cette mixité en camp lui valu d'ailleurs quelques remontrances...

Malheureusement... Oui, malheureusement, un ou deux ans plus tard, le groupe se vit contraint d'arrêter ses activités, faute de chefs pour encadrer les jeunes et d'appui de la part de la paroisse, et ce malgré l'intervention de l'Abbé Olivier, l'aumônier du groupe depuis ses débuts. L'aventure scoute continuera néanmoins pour Charly, puisqu'il devint adjoint du commissaire de disctrict, puis commissaire de district, avant de devenir commissaire départemental et enfin commissaire régional. Scoutisme, quand tu nous tiens...

Mais cet arrêt des activités ne fut que temporaire, puisque Jean-Michel Michenaud relança le groupe en 19..

La suite quand nous aurons pu interviewer l'intéressé.

Dernière mise à jour le 27/09/2011